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Copie d'un article du 20/12/2005 du Ministère de l'Ecologie, du Développement et du Développement Durable

Article original :
http://www.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=1396#sommaire_3


 
Dégagement d'une route enneigée

En hiver, des conditions météorologiques particulières (neige, verglas, brouillard...) peuvent rendre dans certains secteurs la circulation difficile, voire dangereuse. C'est pourquoi, plus particulièrement en cette période, les services du ministère des Transports se mobilisent pour assurer des conditions de circulation aussi proches que possible de la normale.

 

 

 

 

 

 

 

Comme chaque année, les différents gestionnaires du réeau routier et autoroutier (Etat, collectivités, sociétés concessionnaires) travaillent en étroite coopération pour assurer la sécurité et l'entretien des routes. Pour rendre plus efficace ce dispositif, qui inclut aussi la diffusion par de multiples canaux d'une information précise et détaillée sur l'état des routes susciple d'être reprise par les grands canaux d'information, une campagne d'information sur le thème de la circulation en hiver est lancée, afin de faire des usagers des acteurs à part entière de la sécurité des routes en hiver.

 

 

Circuler en hiver

 

Des conditions de circulation particulières

En hiver, des phénomènes météorologiques sont susceptibles d'intervenir de façon inopinée et de modifier radicalement les conditions de circulation.

 

Neige, verglas et brouillard peuvent surprendre usagers et rendre la route dangereuse, d'autant plus que la plupart des conducteurs n'y sont pas habitués et ne savent pas toujours comment adapter leur conduite.

 

 

 

 

 

 

 

La neige a pour effet de rendre les chaussées glissantes. Le risque d'accident grave est le plus important au moment où elle commence à tenir sur la chaussée, car celle-ci est déjà glissante alors que la vitesse des automobilistes ne s'est pas encore adaptée. Une fois celle-ci installée sur la chaussée et nettement visible, le risque d'accident grave tend à diminuer car les vitesses sont réduites. Les chutes de neigne ont de plus pour effet de réduire la visibilité.

 

Pour en savoir plus :

 

- La neige humide (format pdf - 274.3 ko)
- La neige sèche (format PDF - 16.3 ko)
- La neige mouillée (format PDF - 275.5 ko)

 

Le verglas (présence d'eau gelée sur la chaussée) est encore plus dangereux que la neige car il est quasi invisible et risque donc de surprendre les conducteurs. Une bonne information de ceux-ci sur les conditions météo est donc primordiale. Le risque de perte de contrôle du véhicule est le plus grand dans les zones de freinage, une conduite saccadée aggravant encore les risques.

 

Pour en savoir plus :

 

- La congélation d'eau (format PDF - 311.9 ko)
- La pluie sur sol gelé (format PDF - 279.7 ko)
- La pluie en surfusion (format PDF - 274.3 ko)
- Les gelées blanches (format PDF - 278.4 ko)
- Le brouillard givrant (format PDF - 256.5 ko)

 

On parle de brouillard quand la visibilité est inférieure à 1 km. Constitué de vapeur d'eau, il apparaît quand existent des écarts de température entre l'air et sol. Se présentant sous forme de nappes (ce qui peut surprendre l'automobiliste), il est trés présent dans les zones humides et les vallées, mais peut apparâitre partout. En réduisant trés fortement la la visibilité, il à l'origine de nombreux accidents qui peuvent s'avèrer très graves, notamment sur les autoroutes où ils se traduisent par des carambolages en série. Une bonne information et une adaptation immédiate de la conduite (vitesse et éclairage) permettent de réduire les risques d'accidents graves.

 

 

La sécurisation du réseau routier

 

L'entretien des routes est partagé entre différents acteurs ayant chacun un secteur de responsabilité spécifique. La viabilité hivernale du réseau routier repose donc sur une coopération à de multiples niveaux.

 

L'Etat est responsable du réseau routier national (routes nationales et autoroutes non concédées). Les départements le sont pour les routes départementales, les communes pour les voies communales. Les sociétés d'autoroutes sont responsables des ouvrages qui leur ont été concédés par l’Etat. Les DDE sont chargées de mener à bien un travail quotidien sur le terrain. Elles sont mobilisées, de novembre à mars, sur le réseau des routes nationales et des routes départementales, aux côtés des services des collectivités locales sur les routes communales et des sociétés d’autoroutes pour assurer la viabilité de l’ensemble du réseau
routier.

 

Chaque direction départementale de l’équipement (DDE) prépare, pour chaque département, un document d’organisation pour la viabilité hivernale (DOVH) qui synthétise l’ensemble des informations concernant l’organisation mise en place afin de répondre aux objectifs de la direction des routes en matière de viabilité hivernale. Le DOVH informe les différents partenaires sur l’objectif, les limites et les dispositions prises pour assurer la
viabilité hivernale. Il explique les mesures prises par la DDE dans les différentes situations hivernales. Il permet d’assurer la cohérence entre les différents réseaux routiers et les
différents partenaires.

 

Une surveillance permanente du réseau est assurée par les responsables de la route en liaison étroite avec Météo France.

 

L'information

Le Centre National d’Information Routière (CNIR) et les Centres Régionaux d’Information et de Coordination Routière (CRICR) sont des organismes interministériels (Police,
Gendarmerie, Transports). Les informations recueillies sur le terrain par les policiers, les gendarmes et les agents de l‘Equipement convergent en permanence vers chaque CRICR, qui à son tour, renseigne le CNIR. En service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ils sont chargés de recueillir l'information en temps réel sur le terrain et de la synthétiser aux niveaux
régional et national. Ensuite, ils la diffusent aux usagers via  :

Le site Internet Bison Futé  :

Le téléphone 0 826 022 022 (0,15 €/mn)

Le téléphone depuis l’étranger : 00 33 892 68 78 88

 

De plus, les médias, notamment audiovisuels, contribuent grandement à la diffusion de ces informations auprès du grans public.

Au delà de ce dispositif, les DDE mettent également à la disposition des usagers un certain nombre de documents liés aux conditions locales.

 

Les interventions préventives

 

Le traitement préventif consiste à anticiper les phénomènes hivernaux pour en limiter les
éventuelles conséquences. Pour empêcher ou retarder la formation de phénomènes
hivernaux sur la chaussée, un épandage de sel est effectué avant l'apparition du
verglas ou de la neige. cette méthode ne permet cependant pas de faire fondre de grandes
quantités de neige et n’est donc pas la solution« miracle  ».

 

Les interventions curatives

 

Les équipes procèdent à des opérations de salage en quantité plus ou moins importante pour éliminer le verglas. Le raclage permet de retirer le maximum de neige au moyen d'une lame. Ensuite, la neige résiduelle est généralement traitée avec du sel (le "fondant") pour favoriser son brassage et son élimination par la circulation. Toutefois, dans certains cas,
notamment en fonction de la température, le salage peut s'avérer totalement inefficace, voire dangereux et cette solution est donc abandonnée. Les usagers en sont alors informés.
Le salage des routes ne doit par ailleurs pas être confondu avec le sablage qui consiste à répandre des abrasifs qui ne font pas fondre le verglas ou la neige, mais qui permettent uniquement de «  clouter » sa surface pour en relever l’adhérence.

 


Les fondants routiers, selon la terminologie adoptée par les exploitants, agissent soit en évitant la congélation de l'eau sur la chaussée, soit en faisant fondre suffisamment
de glace ou de neige après raclage pour que le trafic puisse brasser la neige et l’évacuer.
Le produit utilisé pour le traitement des routes est, pour l’essentiel, du chlorure de sodium, (même composition chimique principale que le sel de cuisine, mais sans le
raffinage exigé pour l’alimentaire). Sur la neige, il ne sert qu’à faire fondre la pellicule résiduelle que la lame du chasse-neige n’aura pas pu
évacuer latéralement. La pénétration du sel dans les sols peut réduire leur perméabilité. Au-delà de cette incidence sur l'environnement, le sel accélère la corrosion des carrosseries notamment. C'est pourquoi les techniciens dosent au plus juste les quantités de sel répandues.

 

Il existe des limites à l’utilisation du chlorure de sodium :
- Un taux d’humidité de l’air insuffisant car pour être actif, le chlorure de sodium doit
s’hydrater.
- Des températures trop basses. Dans certaines situations météo-routières, il est préférable de ne pas saler, car la fonte crée de bouvelles plaques de verglas.
- Une épaisseur de glace ou de neige trop importante car il est impossible de faire fondre rapidement une épaisse couche de neige ou un verglas.
- Un temps d’action minimum à respecter car la fusion d’un verglas ou d’une pellicule
résiduelle de neige avec un fondant routier demande environ 20 minutes.

 

Quand les réseaux routiers et autoroutiers sont fortement perturbés par la neige ou le verglas, les autorités locales, généralement le Préfet de Zone de Défense, sont souvent
amenées à prendre des mesures spécifiques pour assurer la sécurité des automobilistes et éviter les situations de blocage du trafic.

 

Ces mesures prévues dans des documents dénommés « Plan Intempéries » (ou « Plan Neige et Verglas  » ou « Plan Neige ») ont pour objectifs d’assurer en toutes circonstances la sécurité des personnes et d’assurer un écoulement du trafic en évitant le blocage des axes routiers et autoroutiers.

Il permet une coordination des décisions entre tous les acteurs, le salage ou le déneigement prioritaire des itinéraires les plus sensibles, une régulation de la circulation, ainsi que la mise en place de voies de délestage et la fermeture éventuelle de tronçons routiers ou autoroutiers en cas de blocage du trafic.

 

Ces mesures peuvent être de différents types  :
- neutralisation de voies de circulation
- blocages de véhicules en pleine voie
- itinéraires ou sorties obligatoires
- contrôle d’accès d’autoroutes
- itinéraires obligatoires de contournement d’agglomération, de points spécifiques…
- circulation des poids lourds en convois
- stockages de poids lourds sur des aires ou sur des voies d’autoroutes

 

D’autres partenaires peuvent être amenés à renforcer le dispositif : gestionnaires de transports en commun, autorités responsables des transports scolaires, centres d’hébergement,…Mais l’efficacité de ces mesures est très dépendante du comportement des usagers de la route, chauffeurs de poids lourds, de véhicules légers ou de deux roues.

 

Principes d'intervention

 

Toutes les routes ne peuvent être surveillées et entretenues ni de la même manière, ni
dans les mêmes délais. Les coûts induits pour la collectivité seraient prohibitifs et la
dépense parfois inutile (sans compter les conséquences écologiques de salages excessifs). C’est pourquoi des priorités d’intervention sur le réseau routier national sont fixées. Certains axes sont dégagés prioritairement pour chaque département à partir de critères d’exploitation (trafics diurnes et nocturnes en hiver), géoclimatiques, de sécurité, d’enjeux
socio-économiques.

 

Malgré toute l’attention apportée au dispositif, il peut arriver qu’une partie du réseau soit bloquée par les intempéries et que la circulation soit paralysée. Les interventions en sont donc ralenties, voire stoppées. Plusieurs facteurs, souvent cumulés, expliquent ces
situations, notamment l’inexpérience des conducteurs sur neige et verglas, les véhicules se mettant en travers de la route, créant ainsi des embouteillages qui empêchent l’intervention des services de,viabilité hivernale, l’importance du trafic,le défaut d'équipement des véhicules, l'ampleur de certains phénomènes ( température trop basse qui rend l’action du sel inefficace, chutes de neige en continu...).

 

Déneigement en cours Le matériel La lame

 

Conduire en hiver

 

Circuler en hiver, c'est avant tout adapter sa conduite

Si la sécurité sur les routes en hiver passe par un comportement de conduite adapté, il est également essentiel, à l’entrée de l’hiver, de prendre des dispositions concernant les véhicules.

Il est donc utile de faire contrôler l'état général de son véhicule par des professionnels, et notamment l'état des pneus, l'éclairage, la batterie, les niveaux, les freins et tous les organes de visibilité.

 

 

 

 

 

 

 

Avant le départ

Préparer insuffisamment son déplacement, c’est s’exposer à être confronté soudainement à des imprévus et des situations à risques.
Avant de prendre la route, il est donc essentiel de se renseigner
sur les prévisions météorologiques sur l'ensemble du trajet, les conditions de circulation et de trafic

Plusieurs sources d'information sont à la disposition des usagers, outre les médias traditionnels qui diffusent une information générale sur les conditions de circulation :

 

Elles indiquent les conditions météorologiques prévues, donnent des conseils, et, le cas échéant, émettent des avis d'alertes oranges voire rouges (phénomène exceptionnel).

- les Centres d‘Information Routière Tél. : 0 826 022 022 (0.15€ la minute)
- Internet : www.bison-fute.equipement.gouv.fr
- Météo France au 32 50 (0.34€ la minute – choix « 5 » : météo des routes) ou www.meteo.fr

 

La qualité des pneus est un élément primordial de sécurité, particulièrement en hiver. Quel que soit le type de pneu choisi, il est recommandé d'équiper à l'identique les quatre roues de son véhicule pour obtenir un comportement dynamique équilibré.
Par une température voisine de 0°C et sur un sol à faible adhérence, les pneus "d'été" - même neufs - ont des performances très limitées. L'hiver, il est bon d'équiper son véhicule de pneus... d'hiver (ils ont une gomme et des sculptures spéciales) ou d'emporter des chaînes. D’une façon générale, la pression des pneus doit être vérifiée une fois par mois. Il est préférable que les pneus soient bien gonflés plutôt qu'insuffisamment car ils risquent à la longue d’éclater.

Si les phénomènes neigeux sont rares dans votre région et si vous n’êtes pas équipés de pneus “ hiver ”, ne partez pas sans chaînes sur une route enneigée, sur laquelle est annoncé un avis de chute de neige ou dans une région de montagne. il est préférable de s'entraîner au montage de celles-ci, de les ranger dans un endroit accessible. L'usage des chaînes modifie la conduite. La vitesse doit être limitée à 50 km/h maximum.

 

En savoir plus sur les équipements spéciaux

Sur la route

Dans les situations exceptionnelles, le respect des consignes de circulation transmises par les Centres d’information routière est essentiel pour garantir la sécurité des usagers et le retour rapide à une situation normale. Quelques règles de conduite sont par ailleurs à connaître et essentielles à mettre en œuvre pour s'adapter aux conditions météorologiques  :

- Maintenir une vitesse modérée pour être capable de garder la maîtrise de son véhicule en toute circonstance.
- Garder une distance de sécurité suffisante. En cas de pluie ou de neige, il faut augmenter la distance avec le véhicule qui précède.
- Eviter toute manœuvre brutale : direction, accélération, freinage...
- Anticiper les risques : Bien repérer les zones délicates (ponts, sous-bois, zones ombragées ou humides) où les risques de verglas sont plus fréquents.
- Laisser la priorité aux chasse-neige et engins de salage et circuler dans leurs traces.

 

Dans tous les cas, lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse ne doitpas excéder 50 km/h. Un des pièges du brouillard est qu'il peut conduire les automobilistes à accéler, car celui qui est derrière ne veut pas perdre de vue celui qui le précède, qui lui même ne veut pas être serré de trop près.

 

Surun axe bloqué

 

Renoncez à poursuivre votre voyage et pensez à vous arrêter dans le lieu hospitalier le plus proche. En cas d’immobilisation, n’abandonnez pas votre véhiculet attendez les instructions des services d’intervention ou de secours. Facilitez le passage des engins de déneigement et de services, notamment ne vous arrêtez pas sur les bandes d'arrêt d'urgence. Attendez les instructions des forces de l’ordre ou des secours qui vous prendront en charge.

 

De plus, il est nécessaire de respecter les principes de vigilance et de lutte contre la somnolence, et, de respecter l'ensemble des règles de sécurité du Code de la route (ceinture de sécurité, consommation d' alcool...)

 

En savoir plus sur les conseils de circulation

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