 |
| Dégagement d'une route enneigée |
En
hiver, des conditions météorologiques particulières (neige, verglas,
brouillard...) peuvent rendre dans certains secteurs la circulation
difficile, voire dangereuse. C'est pourquoi, plus particulièrement en
cette période, les services du ministère des Transports se mobilisent
pour assurer des conditions de circulation aussi proches que possible
de la normale.
Comme chaque année, les différents gestionnaires du
réeau routier et autoroutier (Etat, collectivités, sociétés
concessionnaires) travaillent en étroite coopération pour assurer la
sécurité et l'entretien des routes. Pour rendre plus efficace ce
dispositif, qui inclut aussi la diffusion par de multiples canaux d'une
information précise et détaillée sur l'état des routes susciple d'être
reprise par les grands canaux d'information, une campagne d'information
sur le thème de la circulation en hiver est lancée, afin de faire des
usagers des acteurs à part entière de la sécurité des routes en hiver.
Circuler en hiver
 |
| Des conditions de circulation particulières |
En
hiver, des phénomènes météorologiques sont susceptibles d'intervenir de
façon inopinée et de modifier radicalement les conditions de
circulation.
Neige, verglas et brouillard
peuvent surprendre usagers et rendre la route dangereuse, d'autant plus
que la plupart des conducteurs n'y sont pas habitués et ne savent pas
toujours comment adapter leur conduite.
La neige a pour effet de rendre les chaussées
glissantes. Le risque d'accident grave est le plus important au moment
où elle commence à tenir sur la chaussée, car celle-ci est déjà
glissante alors que la vitesse des automobilistes ne s'est pas encore
adaptée. Une fois celle-ci installée sur la chaussée et nettement
visible, le risque d'accident grave tend à diminuer car les vitesses
sont réduites. Les chutes de neigne ont de plus pour effet de réduire
la visibilité.
Pour en savoir plus :
- La neige humide (format
pdf - 274.3 ko)
- La neige sèche (format PDF - 16.3 ko)
- La neige mouillée (format PDF - 275.5 ko)
Le verglas (présence d'eau
gelée sur la chaussée) est encore plus dangereux que la neige car il
est quasi invisible et risque donc de surprendre les conducteurs. Une
bonne information de ceux-ci sur les conditions météo est donc
primordiale. Le risque de perte de contrôle du véhicule est le plus
grand dans les zones de freinage, une conduite saccadée aggravant
encore les risques.
Pour en savoir plus :
- La congélation d'eau (format PDF - 311.9 ko)
- La pluie sur sol gelé (format PDF - 279.7 ko)
- La pluie en surfusion (format PDF - 274.3 ko)
- Les gelées blanches (format PDF - 278.4 ko)
- Le brouillard givrant (format PDF - 256.5 ko)
On parle de brouillard quand
la visibilité est inférieure à 1 km. Constitué de vapeur d'eau, il
apparaît quand existent des écarts de température entre l'air et sol.
Se présentant sous forme de nappes (ce qui peut surprendre
l'automobiliste), il est trés présent dans les zones humides et les
vallées, mais peut apparâitre partout. En réduisant trés fortement la
la visibilité, il à l'origine de nombreux accidents qui peuvent
s'avèrer très graves, notamment sur les autoroutes où ils se traduisent
par des carambolages en série. Une bonne information et une adaptation
immédiate de la conduite (vitesse et éclairage) permettent de réduire
les risques d'accidents graves.
La sécurisation du réseau routier
L'entretien des routes est
partagé entre différents acteurs ayant chacun un secteur de
responsabilité spécifique. La viabilité hivernale du réseau routier
repose donc sur une coopération à de multiples niveaux.
L'Etat est responsable du
réseau routier national (routes nationales et autoroutes non
concédées). Les départements le sont pour les routes départementales,
les communes pour les voies communales. Les sociétés d'autoroutes sont
responsables des ouvrages qui leur ont été concédés par l’Etat. Les DDE
sont chargées de mener à bien un travail quotidien sur le terrain.
Elles sont mobilisées, de novembre à mars, sur le réseau des routes
nationales et des routes départementales, aux côtés des services des
collectivités locales sur les routes communales et des sociétés
d’autoroutes pour assurer la viabilité de l’ensemble du réseau
routier.
Chaque direction
départementale de l’équipement (DDE) prépare, pour chaque département,
un document d’organisation pour la viabilité hivernale (DOVH) qui
synthétise l’ensemble des informations concernant l’organisation mise
en place afin de répondre aux objectifs de la direction des routes en
matière de viabilité hivernale. Le DOVH informe les différents
partenaires sur l’objectif, les limites et les dispositions prises pour
assurer la
viabilité hivernale. Il explique les mesures prises par
la DDE dans les différentes situations hivernales. Il permet d’assurer
la cohérence entre les différents réseaux routiers et les
différents partenaires.
Une surveillance permanente
du réseau est assurée par les responsables de la route en liaison
étroite avec Météo France.
L'information
Le Centre National d’Information Routière (CNIR) et les Centres
Régionaux d’Information et de Coordination Routière (CRICR) sont des
organismes interministériels (Police,
Gendarmerie, Transports). Les
informations recueillies sur le terrain par les policiers, les
gendarmes et les agents de l‘Equipement convergent en permanence vers
chaque CRICR, qui à son tour, renseigne le CNIR. En service 24 heures
sur 24 et 7 jours sur 7, ils sont chargés de recueillir l'information
en temps réel sur le terrain et de la synthétiser aux niveaux
régional et national. Ensuite, ils la diffusent aux usagers via :
Le site Internet Bison Futé :
Le téléphone 0 826 022 022 (0,15 €/mn)
Le téléphone depuis l’étranger : 00 33 892 68 78 88
De plus, les médias,
notamment audiovisuels, contribuent grandement à la diffusion de ces
informations auprès du grans public.
Au delà de ce
dispositif, les DDE mettent également à la disposition des usagers un
certain nombre de documents liés aux conditions locales.
Les interventions préventives
Le traitement préventif consiste à anticiper les phénomènes hivernaux pour en limiter les
éventuelles conséquences. Pour empêcher ou retarder la formation de phénomènes
hivernaux sur la chaussée, un épandage de sel est effectué avant l'apparition du
verglas ou de la neige. cette méthode ne permet cependant pas de faire fondre de grandes
quantités de neige et n’est donc pas la solution« miracle ».
Les interventions curatives
Les équipes procèdent à des
opérations de salage en quantité plus ou moins importante pour éliminer
le verglas. Le raclage permet de retirer le maximum de neige au moyen
d'une lame. Ensuite, la neige résiduelle est généralement traitée avec
du sel (le "fondant") pour favoriser son brassage et son élimination
par la circulation. Toutefois, dans certains cas,
notamment en
fonction de la température, le salage peut s'avérer totalement
inefficace, voire dangereux et cette solution est donc abandonnée. Les
usagers en sont alors informés.
Le salage des routes ne doit par
ailleurs pas être confondu avec le sablage qui consiste à répandre des
abrasifs qui ne font pas fondre le verglas ou la neige, mais qui
permettent uniquement de « clouter » sa surface pour en relever
l’adhérence.
Les fondants routiers,
selon la terminologie adoptée par les exploitants, agissent soit en
évitant la congélation de l'eau sur la chaussée, soit en faisant fondre
suffisamment
de glace ou de neige après raclage pour que le trafic puisse brasser la neige et l’évacuer.
Le produit utilisé pour le traitement des routes est, pour l’essentiel,
du chlorure de sodium, (même composition chimique principale que le sel
de cuisine, mais sans le
raffinage exigé pour l’alimentaire). Sur
la neige, il ne sert qu’à faire fondre la pellicule résiduelle que la
lame du chasse-neige n’aura pas pu
évacuer latéralement. La
pénétration du sel dans les sols peut réduire leur perméabilité.
Au-delà de cette incidence sur l'environnement, le sel accélère la
corrosion des carrosseries notamment. C'est pourquoi les techniciens
dosent au plus juste les quantités de sel répandues.
Il existe des limites à l’utilisation du chlorure de sodium :
- Un taux d’humidité de l’air insuffisant car pour être actif, le chlorure de sodium doit
s’hydrater.
- Des températures trop basses. Dans certaines situations
météo-routières, il est préférable de ne pas saler, car la fonte crée
de bouvelles plaques de verglas.
- Une épaisseur de glace ou de
neige trop importante car il est impossible de faire fondre rapidement
une épaisse couche de neige ou un verglas.
- Un temps d’action minimum à respecter car la fusion d’un verglas ou d’une pellicule
résiduelle de neige avec un fondant routier demande environ 20 minutes.
Quand les réseaux routiers et
autoroutiers sont fortement perturbés par la neige ou le verglas, les
autorités locales, généralement le Préfet de Zone de Défense, sont
souvent
amenées à prendre des mesures spécifiques pour assurer la
sécurité des automobilistes et éviter les situations de blocage du
trafic.
Ces mesures prévues dans des
documents dénommés « Plan Intempéries » (ou « Plan Neige et Verglas »
ou « Plan Neige ») ont pour objectifs d’assurer en toutes circonstances
la sécurité des personnes et d’assurer un écoulement du trafic en
évitant le blocage des axes routiers et autoroutiers.
Il permet une coordination des décisions entre tous les acteurs, le
salage ou le déneigement prioritaire des itinéraires les plus
sensibles, une régulation de la circulation, ainsi que la mise en place
de voies de délestage et la fermeture éventuelle de tronçons routiers
ou autoroutiers en cas de blocage du trafic.
Ces mesures peuvent être de différents types :
- neutralisation de voies de circulation
- blocages de véhicules en pleine voie
- itinéraires ou sorties obligatoires
- contrôle d’accès d’autoroutes
- itinéraires obligatoires de contournement d’agglomération, de points spécifiques…
- circulation des poids lourds en convois
- stockages de poids lourds sur des aires ou sur des voies d’autoroutes
D’autres partenaires peuvent
être amenés à renforcer le dispositif : gestionnaires de transports en
commun, autorités responsables des transports scolaires, centres
d’hébergement,…Mais l’efficacité de ces mesures est très dépendante du
comportement des usagers de la route, chauffeurs de poids lourds, de
véhicules légers ou de deux roues.
Principes d'intervention
Toutes les routes ne peuvent être surveillées et entretenues ni de la même manière, ni
dans les mêmes délais. Les coûts induits pour la collectivité seraient prohibitifs et la
dépense parfois inutile (sans compter les conséquences écologiques de
salages excessifs). C’est pourquoi des priorités d’intervention sur le
réseau routier national sont fixées. Certains axes sont dégagés
prioritairement pour chaque département à partir de critères
d’exploitation (trafics diurnes et nocturnes en hiver), géoclimatiques,
de sécurité, d’enjeux
socio-économiques.
Malgré toute l’attention
apportée au dispositif, il peut arriver qu’une partie du réseau soit
bloquée par les intempéries et que la circulation soit paralysée. Les
interventions en sont donc ralenties, voire stoppées. Plusieurs
facteurs, souvent cumulés, expliquent ces
situations, notamment
l’inexpérience des conducteurs sur neige et verglas, les véhicules se
mettant en travers de la route, créant ainsi des embouteillages qui
empêchent l’intervention des services de,viabilité hivernale,
l’importance du trafic,le défaut d'équipement des véhicules, l'ampleur
de certains phénomènes ( température trop basse qui rend l’action du
sel inefficace, chutes de neige en continu...).
 |
 |
 |
| Déneigement en cours |
Le matériel |
La lame |
Conduire en hiver
 |
| Circuler en hiver, c'est avant tout adapter sa conduite |
Si
la sécurité sur les routes en hiver passe par un comportement de
conduite adapté, il est également essentiel, à l’entrée de l’hiver, de
prendre des dispositions concernant les véhicules.
Il
est donc utile de faire contrôler l'état général de son véhicule par
des professionnels, et notamment l'état des pneus, l'éclairage, la
batterie, les niveaux, les freins et tous les organes de visibilité.
Avant le départ
Préparer
insuffisamment son déplacement, c’est s’exposer à être confronté
soudainement à des imprévus et des situations à risques.
Avant de prendre la route, il est donc essentiel de se renseigner
sur les prévisions météorologiques sur l'ensemble du trajet, les conditions de circulation et de trafic
Plusieurs sources d'information sont à la disposition des usagers,
outre les médias traditionnels qui diffusent une information générale
sur les conditions de circulation :
Elles indiquent les
conditions météorologiques prévues, donnent des conseils, et, le cas
échéant, émettent des avis d'alertes oranges voire rouges (phénomène
exceptionnel).
- les Centres d‘Information Routière Tél. : 0 826 022 022 (0.15€ la minute)
- Internet : www.bison-fute.equipement.gouv.fr
- Météo France au 32 50 (0.34€ la minute – choix « 5 » : météo des routes) ou www.meteo.fr
La qualité des pneus est un
élément primordial de sécurité, particulièrement en hiver. Quel que
soit le type de pneu choisi, il est recommandé d'équiper à l'identique
les quatre roues de son véhicule pour obtenir un comportement dynamique
équilibré.
Par une température voisine de 0°C et sur un sol à
faible adhérence, les pneus "d'été" - même neufs - ont des performances
très limitées. L'hiver, il est bon d'équiper son véhicule de pneus...
d'hiver (ils ont une gomme et des sculptures spéciales) ou d'emporter
des chaînes. D’une façon générale, la pression des pneus doit être
vérifiée une fois par mois. Il est préférable que les pneus soient bien
gonflés plutôt qu'insuffisamment car ils risquent à la longue d’éclater.
Si les phénomènes neigeux sont rares dans votre région et si vous
n’êtes pas équipés de pneus “ hiver ”, ne partez pas sans chaînes sur
une route enneigée, sur laquelle est annoncé un avis de chute de neige
ou dans une région de montagne. il est préférable de s'entraîner au
montage de celles-ci, de les ranger dans un endroit accessible. L'usage
des chaînes modifie la conduite. La vitesse doit être limitée à 50 km/h
maximum.
En savoir plus sur les équipements spéciaux
Sur la route
Dans
les situations exceptionnelles, le respect des consignes de circulation
transmises par les Centres d’information routière est essentiel pour
garantir la sécurité des usagers et le retour rapide à une situation
normale. Quelques règles de conduite sont par ailleurs à connaître et
essentielles à mettre en œuvre pour s'adapter aux conditions
météorologiques :
- Maintenir une vitesse modérée pour être capable de garder la maîtrise de son véhicule en toute circonstance.
- Garder une distance de sécurité suffisante. En cas de pluie ou de
neige, il faut augmenter la distance avec le véhicule qui précède.
- Eviter toute manœuvre brutale : direction, accélération, freinage...
- Anticiper les risques : Bien repérer les zones délicates (ponts,
sous-bois, zones ombragées ou humides) où les risques de verglas sont
plus fréquents.
- Laisser la priorité aux chasse-neige et engins de salage et circuler dans leurs traces.
Dans tous les cas, lorsque la
visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse ne doitpas excéder 50
km/h. Un des pièges du brouillard est qu'il peut conduire les
automobilistes à accéler, car celui qui est derrière ne veut pas perdre
de vue celui qui le précède, qui lui même ne veut pas être serré de
trop près.
Surun axe bloqué
Renoncez à poursuivre votre
voyage et pensez à vous arrêter dans le lieu hospitalier le plus
proche. En cas d’immobilisation, n’abandonnez pas votre véhiculet
attendez les instructions des services d’intervention ou de secours.
Facilitez le passage des engins de déneigement et de services,
notamment ne vous arrêtez pas sur les bandes d'arrêt d'urgence.
Attendez les instructions des forces de l’ordre ou des secours qui vous
prendront en charge.
De plus, il est nécessaire de
respecter les principes de vigilance et de lutte contre la somnolence,
et, de respecter l'ensemble des règles de sécurité du Code de la route
(ceinture de sécurité, consommation d' alcool...)
En savoir plus sur les conseils de circulation